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Jeudi 15 mai 2008

. –

 

 

Avant toute chose, il est important de distinguer les deux sens que peut avoir le mot division dans le langage militaire.
Il désigne à la fois une unité tactique, entité autonome et opérationnelle de combat, et la circonscription territoriale dans laquelle est cantonnée cette unité tactique.
Dès le début de l’époque moderne il apparut qu’il fallait donner aux grandes unités tactiques de l’armée une assise territoriale. Cela permettait aux troupes de vivre sur le pays et de faire face à une attaque venue de n’importe quelle frontière. Dans cet esprit, les réformes de l’organisation territoriale se succédèrent, et ce dès l’Ancien Régime.

L’ordonnance du 17 mars 1788 divisait ainsi l’ensemble des troupes royales, infanterie et cavalerie, en vingt et une divisions réparties surl’ensemble du territoire du royaume. Chacune d’entre elles était placée sous l’autorité d’un lieutenant général, lui-même sous les ordres du gouverneur de la province où était cantonnée la division.

Le décret du 20 avril 1791 fut une conséquence directe de la création des départements, qui remplaçaient les anciennes provinces et gouvernements militaires. Il divisa le territoire en vingt-trois divisions militaires, réparties comme suit :

- 1

 

e division : Nord et Aisne ;
- 2
e division : Ardennes, Marne, Meuse ;
- 3
e division : Moselle ;
- 4
e division : Meurthe, Vosges ;
- 5
e division : Haut-Rhin, Bas-Rhin ;
- 6
e division : Haute-Savoie, Doubs, Jura, Ain ;
- 7
e division : Drôme, Isère, Hautes-Alpes, Basses-Alpes ;
- 8
e division : Bouches-du-Rhône, Var ;
- 9
e division : Ardèche, Lozère, Gard, Aveyron, Tarn, Hérault ;
- 10
e division : Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Ariège, Aude, Pyrénées-Orientales ;
- 11
e division : Gironde, Landes, Basses-Pyrénées ;
- 12
e division : Loire-Inférieure, Vendée, Deux-Sèvres, Charente-Inférieure ;
- 13
e division : Côtes-du-Nord, Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine ;
- 14
e division : Eure, Calvados, Manche, Orne ;
- 15
e division : Somme, Seine-Inférieure ;
- 16
e division : Pas-de-Calais ;
- 17
e division : Oise, Paris, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Eure-et-Loir, Loiret ;
- 18
e division : Haute-Marne, Aube, Côte-d’Or, Yonne, Nièvre, Saône-et-Loire ;
- 19e division : Rhône-et-Loire, Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal ;
- 20
e division : Corrèze, Dordogne, Lot-et-Garonne, Lot, Charente ;
- 21
e division : Allier, Indre, Vienne, Haute-Vienne, Creuse, Cher ;
- 22
e division : Mayenne, Sarthe, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Indre-et-Loire ;
- 23
e division : Corse.

Il y eut jusqu’à trente deux divisions militaires dans le grand Empire de 1811-1813 : aux vingt-trois divisions de 1791, s’ajoutèrent celles de Bruxelles, Liège, Mayence, Turin, Gênes, Florence, Amsterdam, Rome, Groningue et Hambourg.

Sous la Restauration, le nombre des divisions fut ramené à vingt-deux, numérotées de 1 à 23, le numéro 17, attribué à la Hollande à l’époque de la Révolution et de l’Empire, restant vacant. Chaque division était commandée par un maréchal de France ou un lieutenant général portant depuis l’ordonnance du 4 septembre 1815 le titre de gouverneur. Le gouverneur était assisté d’un lieutenant général commandant la division et d’un maréchal de camp par département. Par la décision du 22 octobre 1817, la 4

 

e division (Nancy) fut réunie à la 3e (Metz), la 22e devint la 4e, la 23e devint la 17e.

Les subdivisions furent elles aussi l’objet de nombreux changements, leur nombre variant sans cesse. En général, celui-ci diminuait en période d’économie ; il augmentait lorsqu’une modification des attributions dévolues à leurs chefs rendait nécessaire une telle démultiplication. À la fin du Premier Empire, on en était arrivé à faire coïncider subdivisions et départements.

Les emplois de maréchaux de camp commandant les départements furent supprimés par l’ordonnance du 6 novembre 1817 : désormais, chaque lieutenant général commandant de division aurait pour adjoints deux maréchaux de camp qu’il placerait dans les lieux qui lui paraîtraient les plus utiles. Dans les départements où il n’y avait pas de maréchal de camp, le préfet correspondrait directement avec le lieutenant général commandant la région de corps d’armée pour les questions militaires.

Au contraire, l’ordonnance du 31 mars 1820 augmenta le nombre de subdivisions. La plupart des départements, hormis ceux où se trouvaient les chefs-lieux de divisions, reçurent un maréchal de camp, chargé du commandement des troupes stationnées dans la subdivision et des opérations de recrutement instituées par la loi de 1818.

Le nombre des subdivisions fut à nouveau réduit par l’ordonnance du 17 mars 1828 ; il n’en restait plus alors que quarante-six, inégalement réparties entre les divisions.

La monarchie de Juillet innova peu en matière d’organisation militaire territoriale. Elle supprima le titre de gouverneur de division militaire – ordonnance du 15 novembre 1830

 

– remplacé par celui de lieutenant général commandant la division. Il y eut à nouveau un maréchal de camp par département. Trois divisions militaires furent formées par décision ministérielle du 16 avril 1842 à Alger, Oran et Constantine.

La seconde République réduisit le nombre de divisions militaires à dix sept, et celui des subdivisions à quarante-trois

 

. Après le coup d’État, pour des raisons de maintien de l’ordre, ces dispositions furent rapportées par le prince-président : le décret du 26 décembre 1851 rétablit les vingt et une divisions militaires et établit une subdivision dans chaque département.

Le décret du 27 janvier 1858

 

instaurait une nouvelle répartition des troupes de ligne en cinq grands commandements :

- Paris : divisions de Paris (1), Rouen (2) et Lille (3) ;

- Nancy : Châlons (4), Metz (5), Strasbourg (6), Besançon (7) ;

- Lyon : Lyon (8), Marseille (9), Montpellier (10), Bastia (17), Clermont-Ferrand (20) ;

- Toulouse : Perpignan (11), Toulouse (12), Bayonne (13), Bordeaux (14) ;

- Tours : Nantes (15), Rennes (16), Tours (18), Bourges (19), Limoges (21).

Cette nouvelle répartition des troupes et de leur commandement visait à s’assurer un meilleur contrôle du pays en préparant l’armée à participer au maintien de l’ordre intérieur, voire à l’assurer, bien plus qu’à organiser la défense extérieure.

Les régions de corps d’armées

 

 

. – Fruit du grand mouvement réformateur qui suivit le désastre de 1870, la loi du 24 juillet 1873 créa dix-neuf corps d’armée, répartis dans autant de régions de corps d’armée. C’était la première fois qu’unité tactique et commandement territorial étaient réunis sous une seule et même autorité, celle du général commandant le corps d’armée. Les nouvelles circonscriptions territoriales se répartissaient comme suit :

- Lille ;
- Nantes ;
- Amiens ;
- Limoges ;
- Rouen ;
- Clermont-Ferrand ;
- Le Mans ;
- Grenoble ;
- Orléans ;
- Marseille ;
- Châlons-sur-Marne ;
- Montpellier ;
- Besançon ;
- Toulouse ;
- Bourges ;
- Bordeaux ;
- Tours ;
- Alger

 

- Rennes ;

Le terme officiel choisi pour désigner les circonscriptions territoriales ainsi créées fut celui de régions militaires, ce qui permit d’éviter la confusion entre les deux sens que pouvait avoir le mot division.
L’organisation ainsi mise en place subsista à peu près intacte jusqu’en 1914.
Pour la première fois, l’organisation de l’armée en temps de paix était prévue pour être celle du temps de guerre, c’est-à-dire qu’aucune réorganisation ne serait nécessaire en cas de déclenchement de la guerre, les modifications indispensables étaient même prévues. Contrairement à ce qui se produisait antérieurement, le commencement d’une guerre, même inattendue, ne devrait pas donner lieu à une improvisation semblable à celle qui avait suivi le début des hostilités en 1870.
Il n’existait pas d’armée en temps de paix

 

8, car on considérait que la composition de ces très grandes unités dépendait de la nature des opérations à mener et ne pouvait donc pas être fixée avant le déclenchement de la guerre ; chaque corps d’armée était divisé en divisions et brigades
La loi du 25 juillet 1887 ordonna la création d’un régiment d’infanterie supplémentaire par corps d’armée pour le territoire métropolitain, soit de
dix-huit régiments d’infanterie, ainsi que de treize régiments de cavalerie à répartir sur tout le territoire
La loi du 13 décembre 189711 modifia celle du 24 juillet 1873 en créant un nouveau corps d’armée dont le commandement était basé à Nancy.
Le nombre de corps d’armée fut à nouveau modifié par la loi du 22 décembre 1913
qui en créa un vingt-troisième à Épinal. À la veille de la première guerre mondiale, les régions de corps d’armées se répartissaient donc comme suit :

- Lille ;
- Nantes ;
- Amiens ;
- Limoges ;
- Rouen ;
- Clermont-Ferrand ;
- Le Mans ;
- Grenoble ;
- Orléans ;
- Marseille ;
- Châlons-sur-Marne ;
- Montpellier ;
- Besançon ;
- Toulouse ;
- Bourges ;
- Bordeaux ;
- Tours ;
- Alger ;
- Rennes ;
- Nancy ;
- Épinal.

 

 

par GILBERTAS Fabienne publié dans : Dossiers Thématiques
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Jeudi 15 mai 2008

« Département de la Meuse. Rapport sur la situation des rivières de ce département, indiquant les ponts, gués, bacs, affluents, etc., rédigé d'après la lettre de M. le directeur général des Ponts et Chaussées en date du 24 mai 1815, » par Houssin, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département de la Meuse, Bar-sur-Ornain, 18 juin 1815 (24 pages). — Reconnaissance d'un terrain de bivouac à Ville, sur la Meuse, par de Monet, aide-major aux chasseurs de la Charente, 1820 (3 pages, plan, ordre signé du comte Wattier de St-Alphonse et daté de Commercy, 5 août 1820, 2 pages, et lettre du même, 17 août, 2 pages). — « Rapport de la reconnaissance militaire faite… de St-Mihiel à Banoncourt, » par Miollis, sous-lieutenant d'état-major, (3 pages et plan). — « Mémoire explicatif… » (passage de la Meuse), par Boyer, lieutenant aide-major aux chasseurs de l'Allier, 1821 (8 pages, plan et lettre d'envoi, datée de St Mihiel, 10 septembre, une page). — « Rapport sur la reconnaissance et le tracé du camp » (entre Commercy et Wadonville), par Lavedrine, aide-major aux chasseurs de la Charente, 1821 (3 pages, plan et 2 pièces jointes, datées des 5 et 29 août). — « Mémoire topographique et militaire sur le pays situé entre Stenay et Montmédy…, » par Adrien Sol de Juges, sous-lieutenant d'état-major, Stenay, 15 septembre 1821 (25 pages, plan et pièce annexe). — « Mémoire sur la place de Verdun, » par Miollis, lieutenant aide-major au 29e d'infanterie, Verdun, 25 septembre 1821 (10 pages, plan, et 2 pièces jointes, datées du 20 octobre). — « Défense du passage de la Meuse à Vaucouleurs, » par Weyer, sous-lieutenant aide-major au 3e régiment de chasseurs, septembre 1821 (15 pages et plan). — « Reconnaissance militaire : route de Paris à Verdun, » par Dubard, lieutenant aide-major au 56e de ligne, Verdun, 30 septembre 1822 (6 pages, 1 plan et 2 tableaux). — « Mémoire sur le levé à vue » (route de Stenay à Dun), par A. de Caraman, aide-major au 24e chasseurs, Stenay, 8 octobre 1822 (16 pages et plan). — « Mémoire militaire sur la reconnaissance de la route de Dombasle à Clermont-en-Argonne…, » par le lieutenant Richepance, 1824 (14 pages, itinéraire, tableau statistique et plan). — Notes historiques sur la place de Vitry-le-François, par le capitaine du génie Petitot, Vitry, 31 mars 1825 (7 pages et 7 pièces jointes) ; Longwy, par le capitaine du génie Baillot, Longwy, 12 avril (2 pages et 2 pièces jointes) ; Montmédy, par le chef de bataillon Marcelot, Montmédy, 25 avril (5 pages et 7 pièces jointes) ; Verdun, par le lieutenant-colonel Olry, commandant le génie, Verdun, 15 mai (15 pages et 9 pièces jointes). — Cinq états et tableaux relatifs à Longwy, 1824-1825 — « Mémoire sur la reconnaissance de Dun à Samogneux, » par de St-Germain, sous-lieutenant au 11e dragons (10 pages, itinéraire, tableau statistique et deux plans datés du 25 octobre 1826). — « Mémoire sur la reconnaissance de la route de Clermont aux Islettes, » par Maxime de Laroque, lieutenant au corps d'état-major (16 pages et plan daté du 29 septembre 1827). — « Mémoire sur le levé de la place de Montmédy, » par de St Germain, lieutenant aide-major au 11e dragons (18 pages) [Vu le 9 novembre 1827 par le directeur du génie de Verdun]. — « Mémoire sur la reconnaissance militaire d'une partie de la route de Ste-Menehould à Verdun », par de Laferrière, lieutenant aide-major aux hussards de Chartres, janvier 1828 (15 pages et plan). — « Mémoire sur les environs de Stenay », par Clerget, lieutenant d'état-major, Paris, 19 février 1828 (46 pages). — « Mémoire sur la reconnaissance du défilé des Islettes », par Barbier, capitaine d'état-major, Châlons, 24 février 1828 (31 pages). — « Mémoire relatif à la reconnaissance des défilés de la Chalade et d'Apremont, faite au mois de juillet 1828 par M. de Laroque, lieutenant aide-major aux 6e cuirassiers » (27 pages et plan). — « Mémoire sur une partie de l'Argonne », par Tardieu de Maleissye, lieutenant aide-major aux dragons de la Garde (34 pages, tableau statistique et plan, daté du 28 septembre 1828). — « Mémoire sur l'ensemble de la reconnaissance militaire d'une partie de l'Argonne, dans les environs de Varenne », par Barbier, capitaine d'état-major, Châlons, 1er décembre 1828 (27 pages). — Cinq tableaux, états ou situations relatifs à la place de Verdun, 30 novembre-9 décembre 1830. — « Place de Montmédy », 5 décembre 1830 (4 pages et pièce jointe). — « Place de Verdun », par Guibou, Châlons, 10 décembre (4 pages et lettre d'envoi de l'auteur, même date, une page). — « Note sur la partie de l'Argonne levée en 1831 par le capitaine Cloudt », (26 pages). — « Notes et renseignements fournis par M. Adolphe Sicard, capitaine au corps royal d'état-major, sur la partie de l'Argonne reconnue par lui en 1831 » (11 pages). — « Note sur la partie de l'Argonne levée en 1831 par M. Guerineau de Boisvillette » (11 pages). — « Notes sur l'Argonne », par de Jouffroy, capitaine d'état-major, Ste Menehould, 15 octobre 1831 (36 pages).

Allier (régiment des chasseurs de l') Charente (régiment des chasseurs de la) Chartres (régiment de hussards de) Ponts et chaussées Apremont (Meuse) Argonne (massif de l') [Meuse] Baillot, capitaine du génie Bannoncourt (Meuse) Barbier, capitaine d'état-major Boyer (Ch.-M.), capitaine d'état-major Caraman (A. de), capitaine d'état-major Chalade Clerget (Charles), capitaine Clermont-en-Argonne (Meuse) Cloudt, capitaine Commercy [Meuse, ch.-l. arr.] Dombasle [Meurthe-et-Moselle, arr. Nancy] Dubard, lieutenant d'état-major Guérineau de Boisvillette Guibou Houssin, ingénieur des ponts et chaussées Islettes (Les) [Meuse] Jouffroy (Louis de), chef d'escadron d'état-major Laferrière (de), lieutenant aide-major aux chasseurs de Chartres Laroque (Maxime de), lieutenant d'état-major Lavédrine (Pierre-Louis-Félix), aide-major aux chasseurs de la Charente Longwy Marcelot, chef de bataillon Meuse (cours d'eau) [France / Belgique] Meuse (dép.) Miollis (Augustin), capitaine d'état-major Monet (Ch. de), lieutenant d'état-major Montmédy [Meuse, ch.-l. cant.] Olry (Joseph-Gabriel), lieutenant-colonel du génie Paris Petitot (Claude-Louis-Nicolas), capitaine du génie Richepance, officier d'état-major Sainte-Menehould, ville Saint-Germain (S.-Léonard-Désiré), sous-lieutenant d'état-major Saint-Mihiel [Meuse, ch.-l. cant.] Samogneux (Meuse) Sicard (Adolphe), capitaine d'état-major Sol de Juge (Adrien), officier d'état-major Stenay (Meuse) Tardieu de Maleissye, lieutenant aide-major aux dragons de la garde Varennes-en-Argonne Vaucouleurs [Meuse, ch.-l. cant.] Verdun [Meuse, ch.-l. arr.] Ville (Meuse) Vitry-le-François [Marne, ch.-l. arr.] Wadonville (Meuse) Wattier de Saint-Alphonse (comte), général Weyer, lieutenant aide-major
Code corrupted. Insert fresh copy.
par GILBERTAS Fabienne publié dans : 1800-1899
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